L'almanachronique du 9 avril

Publié le par blancafort

Hello les blogos ! Glycine die la blogose !

Hier, alors qu'un large soleil dardait à plomb ses rayons poudreux, quel con ce Nerval !, je m'étais glissé dans la peau d'un jardinier pour seconder un ami dans l'embellissement d'un parc dont il a la charge. Duraille le métier de jardinier ! Surtout quand le dit ami a une forte tendance à confondre la houe avec une tondeuse à gazon ! Mais bon, vous connaissez les intellectuels de gauche ! Y croient que le pouce vert est un producteur de maïs de grande taille ! Quels cons ! Bref ! Or donc, après la taille des haies, l'arrachage des herbes dont on dit qu'elles sont mauvaises pour mieux les éradiquer, la tonte du gazon maudit; Gonzague, l'ami en question, me demanda de tailler une plante grimpante qui avait une fâcheuse tendance à grimper cette conne ! Et là, le trou ! Le trou de mémoire, implacable, brutal et foncièrement alzheimérien. Incapable de me souvenir du nom de cette plante grimpante. Le trou de mémoire, vous dis-je. Et pourtant, Dieu sait si en des temps fameux et heureux, je m'étais glissé lascivement sous ces fleurs odorantes pour d'augustes parties de jambes en l'air, alors que je me targue d'être fidèlement cartésien et glossopharyngien par mon père. Mais là, niet, que dalle, peau de balle, bernique, macache et que couic !
Alors bon, ce matin, la queue pendante et les neurones honteuses, j'ai ouvert mon dictionnaire analogique. Ahchouma et abjection sur moi !
Cette plante grimpante n'était ni plus ni moins que la glycine ! LA GLYCINE ! Comment avais-je pu faire preuve de tant d'amnésie ? Je ne le sais ni, et que Dieu nenni !
Ploum Ploum.
La glycine, du grec glukus "doux", est une plante grimpante ( légumineuses papilionées) d'origine exotique, chère à Eric Besson, à grappes de fleurs mauves, blanches ou roses. Les grappes fleurissent d'avril à juin avec une véritable splendeur et retombent avec une élégance molle, tout comme, à leur époque, les couilles de mon grand-père.
Comme le dit un proverbe japonais : " L'homme est le pin, la femme est la glycine; la glycine s'enroule autour du pin. "
Tout ça, pour étaler une culture pompée !
Mais là n'est le propos. Aujourd'hui, dans la série des recettes de l'almanachronique, voyons comment, gastronomiquement parlant, tirer parti de ce glukus enivrant.
Prenez deux, trois grappes de glycine de Chine par personne, et faites les cuire à la vapeur dans une cocotte minute. Environ quatre minutes. Puis, effeuillez les grappes, et nappez les fleurs d'une once d'huile d'olive. Faites pocher des filets de poissons et servez chaud. Un filet de citron, et hop !, c'est prêt !
Vous pouvez également, à l'instar des fleurs d'acacia et de sureau, en faire des beignets.
Hmmmmmmmmm !

Publié dans Chroniques

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