L'almanachronique du 6 mai

Publié le par blancafort

Hello les blogos ! Rhââârrrrrrrhhhh la blogose !

Deuxième jour sans matos

Une des commen-tâteuses de cette almanachronique hâtive, Cécile pour ne pas la nommer, m'interrogeait samedi dernier sur qui serait pour moi le Feliciano de Silva contemporain si j'eus été à mon tour le Cervantès de ces temps modernes ?
Tout d'abord, chère Cécile, susciter que je puisse ainsi m'incarner dans la peau de Cervantès, l'ingénieux ibérique-rac, est plutôt flatteur. Surtout pour lui. Mais quid de Feliciano de Silva ?
Feliciano de Silva, auteur d'un Amadis de Gaule homérique, est cet auguste écrivain cité par l'inénarrable Don Quichotte, et dont le style ampoulé reposant essentiellement sur un usage excessif de la répétition expressive force admirablement le respect.
J'en veux pour preuve l'extrait que nous en donne Cervantès dans le Don Quichotte mentionné : " La raison de la déraison que vous donnez à mes raisons affaiblit si bien ma raison que j'ai toutes les raisons de me plaindre de votre beauté."
Quel style ! Quel divin art ! Si peu ampoulé, avouons-le.
Malheureusement, n'est pas Jean-Claude Carrière qui veut, je ne puis indiquer un seul auteur contemporain qui eût pu égaler le style de Feliciano. Mais je n'en pense pas moins ! Car comme le dit l'adage : " Si pour peu que l'on pense à ce que l'on dit, on est très vite contraint d'admettre qu'il est ardu de dire ce que l'on pense sans toutefois nier au préalable ce qu'effectivement on aimerait dire sans y penser et tout ce qu'il faudrait ne pas penser pour ne rien dire, et inversement, et à fortiori ce qu'il conviendrait de faire pour ne pas en dire plus comme le dit à peu de chose près celui qui en dit trop et n'en pense pas moins pour autant et par atavisme. " Je cite de mémoire.
Ce que je peux faire néanmoins, est de me citer moi-même. On n'est jamais si bien servi que par l'auteur sus-dit ! Or donc, et par la magie de la citation rétrospective, rétrospectivement et intégralement consignée ci-dessus, je vous propose, chère Cécile et à vous lecteurs assidus assis, de vous reporter sine die au ci-dessus ci-dessus cité, par l'adage hors d'âge rapporté.
Ploum Ploum.

Publié dans Chroniques

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