L'almanachronique du 7 mai

Publié le par blancafort

Hello les blogos ! Alea jacta ouste la blogose !

Troisième jour sans matos...et dernier !

Le joli mois de mai ! Tu parles d'un mois à chier oui ! " Je suis le mai par qui parée est mainte belle demoiselle. Je suis le franc roi de l'année ! " Gnagnagna ! N'importe quoi ! Le mois de l'amour ! J't'en foutrais moi de l'amour ! Quoi ? Je manque de poésie ? Non mais où voyez-vous de l'amour dans c'monde de brute ?!? Hein ?
Vous doutez de ma haine tenace et de mon objectivité subjective ? Pffff !
Laissez-moi vous conter l'objet de mon fiel.
Hier, tout semblait radieux. Le ciel, selon la loi de Rayleigh, était aussi bleu que chez Harpic WC. Un bleu cérulé, uniforme et infini. Le soleil, comme à son habitude, rayonnait, et franchement, on ne pouvait sincèrement lui en vouloir. La chaleur se faisait irradiante, limite incontrôlable. Les glandes sudoripares s'en donnaient à coeur joie et c'était exquis que de suer ainsi. Les vierges émoustillées, par tant de touffeur embrasée, en profitaient pour mettre à l'index un plaisir humecté.
Les oiseaux, du plus petit au plus plumeux, célébraient à leur tour le beau temps retrouvé. Les chants se faisaient mélodieux, enjoués. Le moineau moinait, le rossignol rossignolait et la pie pillait. Quelle voleuse !
" Mazette ! " m'écriais-je alors dans un souci de célébration altière ! " Profite mon petit, profite ! Car tu ne sais pas qui profitera de toi ! A part bien sûr le Médef ! " Allez zou ! Ni une, ni deux, je décidais de monter à la Glooyourte, l'utopiste site hédoniste lové au coeur des coteaux gersois.
Aaaaaah ! Dieu que tout semblait magnanime. Là, tout n'était que luxe, calme et volupté. Je profitais du temps qui passe, du temps qui lasse, du temps qui masse. J'étais bien.
Et là ! Horreur et consternation ! Il était là ! Sournois et chafouin ! Rusé le bougre, rusé ! Et assoiffé ! Très assoiffé ! Voire affamé le croquemitaine sanguinaire ! L'infâme ! Le vil brûlant brûlot ! L'innommable monstre ! Pour ne pas dire, l'enculé ! Mais je me retiens !
Oui ! Vous l'aurez reconnu ! Je veux parler du moustique ! LE MOUSTIQUE ! Le tout premier moustique de l'année !
Et après on dira que le mois de mai est joli ?!?! Tu parles ! Pompeux oui ! Je veux dire, pompant ! Aaaaaaaaah ! Je hais mai !
Se faire sucer ainsi, sans savoir par qui ni quand, je trouve cela plutôt blessant.
C'est vrai quoi !

Publié dans Chroniques

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