L'almanachronique du 28 septembre

Publié le par blancafort

Hello les blogos ! Shebam Pow Blop Wizzzla blogose !

75 ans !
Un âge respectable. ( Quel gracieux euphémisme ! ) Un âge qui marque le temps qui passe.
75 ans !
L'âge de la raison affectée et de la déraison conquise. L'âge des petits gestes quotidiens et des souvenirs épais au goût de clou de girofle.
75 ans !
Un âge que l'on murmure dans le clapotis grumeleux des confitures retrouvées. Un âge que l'on oublie très vite pour mieux oublier le prochain. L'âge des liqueurs, des sucreries muettes, des libertés lucides, des sauces engourdies pour des dimanches éternels.
75 ans !
L'âge des possibles altérés. L'âge de la possibilité affranchie. L'âge des diagonales. L'âge du bonheur qu'on ne cherche plus ailleurs, qui, comme le disait Vialatte, vient généralement d'une digestion heureuse accompagnée d'une âme en paix. L'âge des petits ennuis, des caprices hédonistes, des odeurs d'ambre et de la nature sauvage.
75 ans !
Que faire ? Les fêter ou les voiler exquisément dans un oubli requis ? Que faire ?
75 ans !
Ça s'fête nom de Zeus !
Ploum Ploum !
Alors vieille peau, heureuse ?!? Hein ? 75 ans ! Et dire qu'c'est le bon Dieu qui t'a créé ! Quel déconneur ce papy ! Qui n'a pas longtemps résisté d'ailleurs à ta beauté légendaire, d'après c'qu'on en dit ! Une paluche d'enfer ! 75 ans qu'ça dure ! On peut dire qu'il n'a plus les yeux bien en face des trous l'aïeul ! 75 ans ! Ah Ah ! La patriarchesse fripée de la cause animale ! Notre initials BB internationale ! Avec la vente du Paquebot de l'histrion borgne, ça fait deux monuments moisis perdus à jamais pour les générations futures ! C'n'est plus l'héritage du passé, c'est l'effritage du passé !
Mais trêve d'acerbité accorte. L'almanachronique, qui ne recule devant rien, vous propose, en ce jour d'anniversaire, de découvrir le seul poème de Brigitte Bardot, paru en 2006 dans un recueil collectif intitulé " Nous sommes tous poètes ". Peine perdue !

La déshumanisation de l’Être

Ils partagent avec nous cette vie sur la terre
Depuis la nuit des Temps, ils se cachent et se terrent
Ils sont devenus pour nous des produits et pourtant
Lorsque l’on est seul, c’est vers eux que l’on temps
Nos cœurs si déçus par l’âpreté humaine
Et que l’on reçoit en retour la bonté sans la haine.

Tous ces animaux magnifiques que l’on tue
Alors qu’on le sait, lorsqu’ils ne seront plus,
Quand sur terre ne resteront que les hommes
Crées à l’image de Dieu, mais en somme
Diabolisés par leur désir de destruction inné,
Ils n’en finiront plus de vouloir s’entre-tuer !

La planète était belle et harmonieuse
Tant que la vie n’apporte cette nombreuse
Humanité barbare et, hélas, tueuse !

Joyeuuuuuuuux anniversairrrrrre...

Publié dans Chroniques

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