L'almanachronique du 1er octobre

Publié le par blancafort

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Dixième mois de l'année malgré son étymologie, octobre compte trente et un jours et deux dents cariées. Les Anciens le consacraient à Mars, qui s'était trouvé chocolat à la suite d'une diarrhée automnale, et le représentaient sous les traits d'un homme nu qui vendangeait d'une main et tuait un lièvre de l'autre. Ce qui dénote d'une indéniable sensibilité féminine plus que respectueuse.
C'est en octobre que l'homme de gauche éprouve le plus vivement le besoin de s'embourgeoiser devant l'âtre et de ramasser les veules mortes, qui sont, dit-on, bien plus froides que bien des allumeuses du Modem d'obédience callipygienne. Le mois est riche en évènements plus ou moins attristants. C'est un 1er octobre de l'an 331 avant J.C. qu'Alexandre le Grand écrasa comme une merde mésopotamienne Darius III, roi des Perses, à Gaugamèles, plaine fleurie du nord de l'Irak où le tigre coule plus qu'il ne feule. En 1273, toujours un 1er octobre, Rodolphe de Habsbourg est élu roi de Germanie par ses pairs couillus, bien que teutons. En 1791, à Paris, se tient la première séance de l'Assemblée législative, inaugurant un régime monarchique et parlementaire, où Robespierre eut ces mots, désormais célèbres : " Je suis ici par l'acharnement d'un seul homme : Nicolas Sarkozy dit Danton-cul ! " C'est également un 1er octobre, en 1946, qu'eut lieu le verdict du procès de Nuremberg. Désormais la côte de porc était jugée hallal.
Octobre est aussi le mois de la maturité flamboyante et de la jouissance des biens terrestres. L'homme est alors jovial et rubicond. Il tamponne des fûts dans sa cave en se foutant pas mal du regard oblique des censeurs, il bêche un dernier poireau, coupe du bois, pèle une poire et remise sa femme au placard. Il époussette les livres d'hiver, les aère, et les pose au-dessus de la cheminée pour faire joli, entre la pendule du Poitou et le coq en stick.
L'homme d'octobre redécouvre la cuisine. Il ouvre alors son grand livre de recettes, hérité de sa grand-mère, avec un dos rainuré et collé, et cousu en véritable fil de lin. Il l'effeuille d'un geste pondéré jusqu'à la page cent trente-sept. Il aborde alors cette vieille sérénité des pays agricoles face à l'écrit, et sans chuchotements.
Ce soir, il se régalera d'une potée auvergnate.
N'en déplaise à Hortefeux.

Publié dans Chroniques

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